LA DEUXIEME LIGNE ***

bocal.jpg
Pourquoi je vis, pourquoi je meurs, pourquoi je ris, pourquoi je pleure ?

C'est tout l'enjeu de la représentation du drame de l'existence. Une famille de trois personnages attend idéalement dans son salon, la venue du “gars du Bell”, comprenez de la compagnie du téléphone, pour l'installation d'une deuxième ligne. La fille souhaite se faire entendre par ses parents, mais la mère, bien décidée à la faire taire, entraîne le père dans une entreprise d'effacement de la parole. Ces trois personnages cherchent leur identité, ils cherchent une raison à l'existence humaine, en voyant dans Monsieur Bell un sauveur potentiel.

Les quatre comédiens mis en scène par Claire Lasne, sont épatants de justesse sur le texte de l'auteur québécois Marie-France Marsot, nous entraînant dans ce drame moderne d'une violence et d'une drôlerie surprenantes. Une scène découpée en séquences cinématographiques, comme si la caméra fixait un moment de la vie de ces gens dans leur salon, qui attendent que quelque chose arrive, que leurs vies prennent un sens, et interrogent leurs existences dans cette pièce plastifiée de la table, aux chaises, en passant par le Scrabble.

Tenus par le seul espoir, celui de pouvoir dire, la dramaturgie du secret trouve son incarnation sur cette scène, entre un ailleurs et un chez nous, entre rien et un tout, entre le silence et les mots, ces quatres personnages sortis de nulle part, viennent en fait de nous-mêmes. Un poème adressé à l'existence humaine. Voici le s.o.s de terriens en détresse.

Mon avis: vous n'aurez pas les pieds sur terre, mais comme un goût de vous-mêmes en bouche à la vue de cette histoire singulièrement universelle, l'absurdité du quotidien mêlé aux troubles de l'âme, voilà bien un drame par lequel le silence arrive.. allez-y, c'est épatant.

Du 26 février au 7 mars à la M3Q (Maison des 3 Quartiers) de Poitiers à 20h30, et les jeudis à 19h30.



Le Mot Ment.

hum.jpg Je voudrais parler. J'aimerais trouver les mots pour le dire, pour expliquer ce qui se passe… Pourquoi pleurer? trop de larmes ont déjà été versées pour ce genre de crise, trop de mots ont été dit pour expliquer l'incompréhension persistante des gens.. pleurer en pareil instant reviendrait à abdiquer, marquer sa faiblesse, alors qu'on se sent fort.. pas de larmes, plus de larmes, pas de mots, plus de sons, moins de sourires..

Vous avez du mal à entendre ou à lire le mot solitude, pourtant c'est celui que j'emploierai pour définir des morceaux de mon existence.. ça vous agace, c'est un mot fort pour vous, quand d'autres l'appellent vide, absence, tristesse, douleur, moi je l'appelle solitude, parce que c'est le mot qui désigne concrètement cet état souvent traversé. Et c'est comme ça, pas autrement. C'est le mot que j'ai choisi.

Je n'ai pas trop de vocabulaire, non, pas plus que je ne ramène ma science à tout-va. Mes mots sont parfois forts, parce qu'ils couvrent le mouvement violent du fond de l'être, ils protègent l'autre de la noirceur intérieure, du trouble, et apaisent parfois mes maux. Les mots sortent en éventail de ma bouche, ils jonglent dans l'air, se fixent de temps à autres sur les êtres, et retombent sur le pavé.. ils finissent piétinés, à l'instar de mon coeur qui leur donne vie chaque jour, encore un peu plus..

Je ne changerai pas mes mots, ils me reflètent. Ils sont durs, ils sont doux, assassins et amers, désespérés et vides, ils sont joyeux et multicolores, drôles et repoussants à la fois, mais ils sont à moi, ils sont de moi…

Tout ceci finira bien par s'estomper..



Rions Ensemble!

popartbouche.jpg Alors comme ça on peut insulter les gens gratuitement, une nouvelle liberté, un nouveau projet de loi ?? Refuser de saluer quelqu'un et se voir insulter par la suite, laissez moi vous dire que c'est encore un peu limite tout ça.

J'avais dit pas de politique sur mon blog, je m'y tiendrais jusqu'au bout.. mais là, je me dois de réagir.

Que ce monsieur ne soit pas de votre bord, qu'il ne participe à aucun meeting de l'UMP, qu'il ne vote pas pour vous aux élections présidentielles, qu'il préfère la tranquilité à la dévotion pour la sur-exposition médiatique, c'est son droit le plus strict. Et parce qu'il refuse simplement de vous serrer la main, vous vous permettez de l'insulter devant tout le monde pour vous grandir un peu plus, les talonnettes ne suffisant apparament plus, vous l'apostrophez devant votre parterre de félons, alors que seulement 53% des gens de notre pays partagent votre politique.. Pour qui vous prenez-vous petite chose??

Laissez moi vous dire ceci M. Nicolas Sarkozy, vous êtes le Président de la République, vous devez vous montrer digne et respectueux de votre fonction, des français et de vous-même. Je n'ai rien à vous apprendre, puisque vous êtes assez grand pour savoir comment éviter de passer pour un “pauvre con”, n'est-ce pas?! Ce monsieur ne vous a rien fait, il ne vous a pas regardé, c'est là que le bas blesse, et c'est pour ça, tout ce tapage.. si vous pouviez sincèrement vous soucier de nous maintenant.. vraiment, vous tendez le bâton pour vous faire battre..

Bref, je rends l'antenne en précisant que le journal de 20h en a parlé, et que c'était inespéré.. enfin sur France2, hein, pas sur TF1..



Les Jonquilles.

jonquille.jpg C'est son premier anniversaire sans sa mère. Elle est forte, elle tient bon, mais au fond je sais ce qu'elle ressent, je perçois sa fragilité, juste derrière cette volonté d'acier qui la fait avancer. Elle pense que personne ne peut le voir, ni le sentir, mais je suis sa fille, et je sais.

Tu es unique, tu es une force de vie, maternelle, généreuse, aimante, bienveillante, tu es ma maman, et aujourd'hui c'est ton anniversaire. Tu m'inspires chaque jour que ton sourire éclaire, même avec tous les mots que je connais, je ne pourrais jamais t'exprimer toute la reconnaissance, toute la gratitude et tout l'amour que j'ai pour toi maman, mais je peux simplement te serrer dans mes bras et te dire combien je t'aime, et comme je suis heureuse de t'avoir auprès de moi.

*** Bon Anniversaire Annie! ***

Ah, et je t'ai fait mon spécial fondant au chocolat au lait, mumy.. fondant à souhait! Bisou



Le Joyau Blanc.

penses.jpg Elle est venue me voir. Cette nuit, elle était bien là. Le temps d'un songe, je l'ai vu, je lui ai parlé, je l'ai touchée, je l'ai vu mourir. Sur le balcon les charognards s'amassaient, tous plus purulents les uns que les autres, ils ont essayé de rentrer, ils tentaient d'approcher son corps écroulé, sans vie, sur ce lit défait, usé par le temps, d'où jaillissait une lumière douce et..

Mon coeur explose, mais je tiens bon. Je fais fuir les bêtes infernales, je les chasse hors de sa sphère, qu'elle souhaitait vidée de l'Enfer. Je me suis dirigée au bout du balcon, pour ouvrir la bouche et laisser s'échapper le chagrin, la peine profonde infligée par la perte.

J'ai machinalement tourné la tête vers la route, et là, je les ai vu. Ils étaient tous là. Les fidèles anonymes. Ils étaient tous des fleurs de couleurs, de formes et de chaleur vives et différentes, venus et rassemblés en bouquet comme pour témoigner une dernière fois de leur amour pour elle.. Tous des fleurs..

Mes sanglots m'ont réveillés. Ce n'était qu'un rêve.. mais c'était le premier dans lequel j'ai enfin pu la retrouver, elle et son sourire bienveillant.. pour quelques instants.. Elle est venue me voir cette nuit, parce qu'elle a su qu'elle me manquait terriblement..

J'ai ouvert les yeux, mes larmes ne cessent de couler.. je n'avais pas encore réalisé que je ne la reverrai jamais..



Le Tiroir.

sexart.jpg

Je crois que j'ai fermé le tiroir de ma bibliothèque de souvenirs.

J'y ai rangé toutes les images de nous, j'ai trié tous les petits moments de vie, tes sourires, mes larmes, tes pensées, mes baisers, et je les ai regroupé dans une petite boîte verte, j'ai relu tes mots, j'ai sonné tes phrases, j'ai empilé les douleurs au fond du tiroir et puis j'ai recouvert avec le reste de petits bonheurs. J'ai passé un moment devant ce tiroir. Je me suis arrêtée quelques instants pour entendre encore un peu les souvenirs s'animer, voir le tiroir respirer, sentir le souffle des mois passés s'engouffrer tout au fond de ce cercueil d'idées..

Je l'ai regardé, humé, écouté pendant un temps, puis délicatement j'en ai saisi la poignée, et je me suis mise à pousser ce tiroir de toutes mes forces pour le fermer. Il a résisté, il ne glissait pas comme à son ouverture. Il s'est fermé à moitié et s'est mis à coincer sur la fin.. Je soupire, je le regarde avec amour, avec nostalgie, avec souffrance, et je le pousse une dernière fois pour qu'il arrive au bout.

Je ferme mon tiroir-à-toi, je ne le verrouille pas, perdu la clé depuis longtemps, alors j'arrache l'étiquette rouge du tiroir pour oublier qu'il est à nous. Je fais le tour de moi-même, je m'arrête face à la bibliothèque de souvenirs, je viens de perdre ta trace..



Plus De Doute.

Ils n'envisageaient pas l'amitié de cette façon. Ils ne me connaissent pas vraiment alors. Maintenant, ils fuient, parce qu'ils finissent par prendre peur. Ils ont peur de moi, de ma grande gueule, de mon tempérament, de mon amour.. Je les comprends, je ferais exactement pareil, je mettrais de la distance entre eux et moi. J'idéalise, je rêve, et je suis déçue parce que j'attends beaucoup trop des autres. Je paie le prix de mon excès.

Condamnée à être seule, faussement comprise, je reste une bonne poire. Je donne tout, je donne trop, je partage tellement volontiers, que lorsque je suis abusée, je me fâche et ça clash.. comment dire, j'ai le chic pour entretenir des relations toutes plus enrichissantes les unes que les autres.. la beauté des rapports humains.. mais il existe aussi les relations qui dépouillent tout sur leur passage. Elles volent l'énergie, l'émotion, les sentiments et la confiance, parfois même, elles détruisent le peu qui s'est difficilement reconstruit, et attisent la colère.

Evidement qu'ils comptent pour moi, je les aime, je leur montre, souvent maladroitement, mais j'extériorise mes sentiments parce que j'ai trop souvent été abandonnée en cours de route.. alors j'aime, j'oublie d'apprendre à m'aimer, parce que j'arrive simplement à me respecter à travers eux. C'est mal, je le sais, je ne devrais pas vivre par procuration, ou dans l'ombre d'un tiers, mais j'aime mes amis, profondément.. et je ne peux plus leur parler.

Ils comptent infiniment pour moi, mais je ne compte pas infiniment pour eux.. voilà tout le problème, j'attends trop de mes amis, beaucoup trop, je finis par les effrayer, ils finissent par m'abandonner.. juste retour des choses peut-être, juste départ des êtres sans doute..

cf. Insupportable ZaZa!



Beat Box Connection.

La Demeure d'un ciel, Camille.

 



Soul Session.

Nina Simone, My Baby Just Cares For Me.



Une Lumière Vive Dans La Nuit..

snif.jpg Elle rêvait d'une piste de danse, un dancefloor qui accueillerait ses déhanchements et ses pas sur son parquet, elle voulait danser jusqu'au bout de la nuit.. s'amuser, séduire, sentir ses 25 ans.. Comme une Cendrillon moderne, elle s'échapperait aux alentours de 4 heures du matin pour rentrer chez elle, après cette soirée passée à danser.

Perchée sur son nuage, ou plutôt à bord de son carrosse rouge, elle file droit devant sur le chemin du retour, la route est dégagée, il n'y a qu'elle.. se laissant aller à rêver aux images de la soirée, à la musique, au mouvement de la foule, elle roulait.. Perchée donc, elle fut flashée au volant de son carrosse rouge désir, prise en faute en un instant par cette lumière aveuglante, qui finissait d'achever sa soirée en beauté.. Mea culpa.

Souriez, vous êtes flashés!

Elle faisait plus qu'attention habituellement, mais là, elle s'est bien fait niquer piéger! On ne l'y reprendra plus.. soyez-en assurés.. hi!