La Soupe Magique. 28 janvier
La journée avait commencé sur un mensonge. Si j'avais dit la vérité, je suppose que personne n'aurait compris. Je ne mens jamais, ou vraiment très rarement, j'ai horreur de ça. Mais là, je ne pouvais décemment pas faire autrement. J'ai aussi levé plusieurs fois les yeux au ciel aujourd'hui, ça ne me ressemble pas, je ne suis pas croyante, en tout cas je ne crois pas en Dieu. Comme le dit très justement mon beau-père “Dieu, tout le monde en parle mais personne ne le voit jamais…”, et je suis plutôt de l'avis de cette petite boutade. Comme pour trouver des réponses instantanées à mes fulgurants questionnements du jour, j'ai hissé mon regard au dessus de l'horizon. Comme si j'avais eu la foi un instant seulement. Je me suis volontairement empêchée d'avancer aujourd'hui, délaissant les rendez-vous pris avec les miens, comme ceux que j'avais pris avec moi-même. Je ne sais pas pourquoi, ou plutôt je sais ce qui m'a poussée à me transformer en huitre. La nécessité de ne laisser aucune charge m'envahir. J'ai joué un rôle. A aucun moment il ne s'est agit de moi. Aucun. C'était une facette arrangée de moi-même. Un double éphémère, le fantôme de ce que je n'ai jamais été. Ni Zaz, ni Mamzelle Zaza, ni LadyZaz, ni Elsa. Ce n'était pas moi. Il faut que je parle. Il faut que j'écrive. Il me faut démontrer des choses avec les mots, quand je n'arrive pas moi-même à les nommer. Mon réconfort le plus doux dans l'existence fracassée et fracassante que je mène, c'est cette incomparable amour que porte une mère à sa fille. N'importe lequel de ses mots est un pansement posé sur chacun de mes maux. Tendresse maternelle. Je n'ai rien eu besoin de dire, de formuler ou de révéler, ma mère savait déjà. Elle s'est montrée présente. Et moi en retour.
La journée avait commencé par un mensonge, très vite occulté ce soir par la soupe au potiron de ma maman. Douce, sucrée, épicée, orange, sa soupe était divine. Et rien à voir avec mes croyances douteuses, je ne crois pas en Dieu, il me semble l'avoir écrit… Il ne réchauffe pas mon coeur, pas plus qu'Il ne me guide dans la vie. Non, vraiment il n'y a que la soupe de ma mère qui parvient encore à me faire oublier mes petits soucis, mes questions existentielles, et mes doutes, la seule qui arrive encore à me faire réaliser qu'aujourd'hui je n'ai pas voulu être. Une soupe magique, faite avec tout l'amour d'une mère, le goût des choses simples retrouvé en quelques cuillères à soupe, le temps d'un repas avec moi, dans ce petit coin de paradis qu'était mon assiette creuse.









Radio Potins Zinzins, l'émission qui t'informe sur le nouveau voisin de Zaza, vous propose aujourd'hui le scoop people de ce mois de janvier 2oo9!
Trois ans que je travaille dans ce lycée professionnel. Les deux premières années, j'ai même monté un atelier théâtre bénévolement pour les internes de l'établissement, avec dans l'idée de leur faire découvrir l'improvisation ainsi que des textes abordables à leurs âges. Je n'ai fait que la première rentrée en trois ans, les deux autres je me suis absentée pour les enterrements de ma grand-mère maternelle et de mon père. Je me suis pétée la cheville en 2oo5 sur une plaque de verglas devant le lycée, malgré un arrêt de travail de trois mois, je ne me suis pas arrêtée, je suis quand même allée bosser, pour ne pas mettre l'équipe dans l'embarras. J'ai sacrifié les cours de ma deuxième année de licence, durant tout le premier semestre, je n'assistais pas au cours pour aller travailler au lycée, ça m'aura encore pénalisée jusqu'en troisième année cette histoire-là.
Flash spécial sans détails ou presque, aujourd'hui un nouveau petit couple est venu prendre place au premier étage du 23.







Aujourd'hui, une émission spéciale consacrée au voisin toujours, et plus précisément à la première connexion entre Oliver & Zazoo.
Cher Lectorat,
Radio Potins Zinzins, l'émission qui espionne le nouveau voisin !