Bye Bye OrlinZ

mai2010fourne3045.jpg Voici que je viens d’achevé ma dernière semaine dans cette chaleureuse ville d’Orléans. Je viens de passer six mois extraordinaires : enthousiaste, j’ai beaucoup appris pendant ces quelques semaines passées loin de Poitiers. Une vraie bouffée d’air. Timide le premier jour, je restais du côté de l’observation, j’aidais lorsque je le pouvais et les initiatives ne sont venues que plus tard. Le Théâtre m’aurait volontiers engagée si un poste s’était libéré, malheureusement ce n’est pas le cas. Je suis appelée à d’autres missions ailleurs. Voilà pourquoi je termine en juin, une saison riche de rencontres, de travail, d’opportunités et de déplacements, je me suis totalement éclatée à Orléans. Il faut dire que le cadre le permettait : pour toute la durée de mon séjour, j’ai pris mes quartiers de printemps dans la superbe maison des artistes du CDN d’Orléans, petite résidence bourgeoise dans un quartier tranquille du centre-ville, j’ai profité du grand jardin, de l’éveil de la nature, des fleurs et des fruits mûres tombés des arbres. J’occupais le deuxième étage de la maison, les combles ont été mon antre pendant plusieurs mois ; quelques artistes sont venus ponctuer de leur passage mon quotidien de châtelaine du bourg orléanais. J’ai eu la chance d’être gracieusement invitée à vivre dans cette maison par le Théâtre qui m’aura accueillie de manière exceptionnelle. A ce titre, l’équipe reçoit toute ma gratitude.

Ma mission consistait à cultiver la polyvalence : j’ai passé plusieurs jours à constituer des archives, modifier des dossiers de presse, actualisé les informations des sites, créé des pages ; à côté de tout ce travail logistique, j’avais en charge l’organisation et la gestion du comité de lecture du CDN, ainsi qu’un rôle dans le suivi des relations avec le public en toute circonstance (avant/pendant/après spectacle). Ce que j’ai préféré c’est m’occuper des artistes, manager sans avoir l’air de le faire. Punaise ! je me sentais dans mon élément. Mes tâches étaient variées, j’étais multifonction, capable de m’adapter à toutes les situations. J’ai appris avec le temps à mentir avec sincérité, ceci dit je ne l’ai pas forcément appliqué lors de  toutes mes rencontres professionnelles. Certaines ont marqué mon existence de passage dans le Loiret/Centre. Sir du Lac par exemple, était le conteur de la maison : un soir autour d’un thé, il m’a raconté l’obscure histoire de l’enfant-rat qui vit dans le sous-sol de la maison, qui peint de gigantesques fresques murales à la craie et qui frappe sur les tuyaux de la chaudière pour que quelqu’un descende jouer avec lui. Cette merveilleuse anecdote a alimenté mes pires psychoses nocturnes lorsque je me trouvais seule dans la grande demeure. Et elle me poursuivra jusqu’à ma dernière nuit au numéro 13.

Mercredi soir, nous avons marqué le coup avec quelques coupettes de Vouvray, un apéro dinatoire zazement préparé pour toute l’équipe, je souhaitais les remercier de m’avoir fait une place de choix parmi elles, d’avoir pris soin de moi et de m’avoir appris autant en si peu de temps. Le CDN d’Orléans m’a offert un joli bouquet de fleurs, un abonnement à l’intégralité des spectacles de la saison prochaine et une magnifique carte sur laquelle chacun a déposé un petit mot.

Il pleut depuis quinze jours, à croire que le Loiret n’est pas prêt à me laisser partir. J’ai le coeur qui se serre lorsque je pense à Orléans, mon aventure était limitée dans le temps, je le savais dès le départ, mais ce que j’ignorais c’est que j’allais autant m’attacher au lieu théâtre, au bureau, à la ville et à ses habitants. J’ai laissé des traces : des petits mots pour chacun disséminer dans tous les coins du CDN, du rose, du bleu, du jaune, des poèmes et des sourires.
La semaine prend doucement fin, j’entame mes derniers trajets à pieds de la maison au théâtre et du théâtre à la maison, le soir je sors en ville, je me fonds dans la liesse jazzy et chaleureuse d’Orléans.
Vendredi soir, c’est une dernière soirée qui m’attend du côté de la rue de Bourgogne… Mon coeur se serre encore, quelle chance d’avoir été là, d’avoir fait partie de l’équipe, d’être nourrie d’autant de rencontres et d’en être sortie épanouie ; je n’oublierai pas cette parenthèse, cette fin d’études en forme d’apothéose.

Elle va me manquer la rue Henri Lavedan, les odeurs de boulangerie le matin sur le trajet, mon bureau au CDN, l’ambiance et la cohésion de l’équipe, le travail, Anne (la courageuse) à l’accueil du théâtre, Gillou et ses minutes « instant de danse contemporaine », les ouvreurs et leurs costumes impeccables, les techniciens qui font un boulot remarquable, « ils envoient le bois ces gars-là! », la Loire et ses berges infinies, les minuscules rues de la ville, être invitée à voir des spectacles, l’agitation de la rue de Bourgogne, le tintement des cloches de la Cathédrale, le salon de thé Autour de la Terre, les caissières du Carrefour City, Jeanne, le jazz, le jardin de la maison des artistes, le Théâtre et ses magnifiques salles de spectacle, la gare, le numéro 45, la pluie incessante made in Loiret, les gentillesses de Catherine, mes quatre amants orléanais, les pivoines du jardin, le chant des oiseaux le matin, mon velux, la tapisserie de la chambre, la baignoire du second étage dans laquelle j’aurais barboté plus d’une fois… 

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2 commentaires

  1. ZaZa 30 juin

    I miss u dear Orlinz…

    Kisses from Poitiers,

    zazement nostalgique

  2. Princessa 15 décembre

    Salut Zaza,

    Où sont tes publications? Pourquoi tu les a arrêtées?!!!… Miss you Lady, retournes s’il te plait.

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